L'école, c'est bien, mais malheureusement, c'est un véritable bouillon de culture microbienne !
Et voilà pas, que la varicelle fait son entrée... Forcément, Gabriel n'y échappe pas. Mais, d'un autre côté, on ne peut pas non plus le mettre dans une bulle !
le 19 décembre 2006
Poussée de fièvre jusqu'à 39°C, puis vomissements... et lendemain matin, apparition du premier bouton, puis du deuxième... Notre généraliste nous confirme le diagnostic. Je ne voulais pas croire que c'était grave, mais tiens tout de même le pédiatre de Béclère qui n'est pas du même avis. Il ne faut pas prendre de risques et rappliqué d'urgence à l'hôpital... et c'est reparti !
Nous arrivons, la chambre est prête au bout du couloir. Interdiction pour lui de sortir de la chambre pendant l'hospitalisation envisagée de 3 à 5 jours. Un bateau de pirates Playmobil, un circuit de voitures et des crayons de couleur sont mis à sa disposition. Ouf ! nous sommes sauvés !!
Pas pour longtemps... Gabriel doit être mis sous anti-viral sous voie veineuse afin de limiter l'infection de la varicelle. Mais il en a tellement marre des piqûres et notamment aux plis du coude, qu'il faut être 3 infirmières + moi pour arriver à poser le cathelon. Il est décidé que désormais pour toute autre injection, on le mettrait sous protoxyde d'azote (= gaz hilarant).
Le lendemain, une baisse significative des globules blancs entraîne une injection de granocytes.
Deux jours après, en plus de l'anti-viral, on rajoute un anti-bio pour éviter l'infection des boutons ce coup-ci.
Je passe sur mes coups de blues à voir mon p't bout se faire "triturer" les veines, les pétages de plombs de Gabriel dûs à son enfermement et au raccordement constant à sa perfusion. Quoiqu'il en soit, j'en profite pour remercier toutes les personnes qui nous ont soutenus, et notamment Valou qui est venu au bon moment et a su prendre le relais. Merci beaucoup !
Dimanche, nous attendons vivement le médecin. Eh oui ! nous sommes le 24 décembre... mais mauvaise nouvelle. Nous devons attendre jusqu'au lendemain pour le ramener. Il doit encore rester sous intraveineuse.
Triste réveillon : mon fils et moi devant "gloups, je suis un poisson !" (c'est un dessin animé, pour ceux qui ne connaissent pas :-)
Le lendemain : Père Noël de l'hôpital est passé dans la chambre pendant la nuit (et personne n'a rien vu) = un camion de pompiers en légo ! La journée commence bien !!
Nous pouvons enfin sortir à midi avec une batterie de médicaments à prendre...
Mais allons voir si Papa Noël est passé à la maison...